Peuple de Lièvre – Les Jiatù

On dit le peuple Jiatù natif des grandes plaines venteuses du Zhao Dong, entre la Mer Bohai et les chaînes montagneuses du Zhong Shan, où il connut une histoire violente et mouvementée. Les terres de ce peuple furent la cible de nombreux raids barbares pendant plusieurs siècles, contraignant les Jiatù  à se déplacer constamment loin de l’envahisseur pour finalement s’isoler dans une région hostile et dangereuse du nord des montagnes.

Grâce à l’usage du Ho Yuào, la poudre de feu, le peuple de Lièvre passa maître dans les arts de l’architecture et de la chimie, riches d’enseignements que l’on retrouve dans tous les aspects pratiques de leur vie au sein de l’Enclave. Leurs habitats allient confort et praticité, témoignages de leur obsession pour l’optimisation de l’espace. On retrouve cela également dans leurs tenues qui se veulent sobres et fonctionnelles, dénuées de toute fantaisie.

Les Jiatù obéissent à une hiérarchie sociale basée sur la reconnaissance liée au travail. On n’est un homme libre que si l’on peut créer un logis sûr pour sa famille et soi-même, rite obligatoire pour le passage à l’âge adulte. Cette pratique pose d’ailleurs problème au sein de l’Enclave où l’espace n’est pas illimité. Aussi, de nombreux Jiatù n’hésitent pas à avoir recours à l’usage du Ho Yuào pour creuser sous terre malgré les risques encourus par les autres habitats, et ce en dépit des nombreuses interdictions prononcées à ce sujet.

Peu vindicatif, le peuple de Lièvre privilégie la défense à l’attaque et préférera fuir la confrontation ou, s’il n’a guère le choix, la confrontation sera déplacée dans un environnement sûr dont  la maîtrise sera totale.

Artisans hors-pair, les services des Jiatù s’arrachent à prix d’or au sein des autres peuples mais leur nature inflexible et bornée en ce qui concerne leur “art” constitue souvent une source de conflit. La moindre tâche, le moindre travail se doit d’être irréprochable ; aussi faut-il s’armer de patience lorsque l’on traite avec un Jiatù, car la notion d’urgence ou de travail pressé n’existe tout simplement pas chez eux.

La religion est étroitement liée à la vie de tous les jours chez le peuple de Lièvre. Chaque habitat comporte un petit autel dédié à Gong Zùo, le kami du savoir-faire.

Lorsqu’il se met à l’ouvrage, le Jiatù prendra toujours le temps d’honorer chaque matériau, chaque élément qui constitue son oeuvre afin qu’elle soit acceptée par les kami et reconnue aussi bien sur ce monde que dans celui des esprits.

_FFC1419- Photo Frédéric Coune

POUR UN PEU D’INSPIRATION : MODE DU PEUPLE DU LIEVRE

Les Valeurs

Les valeurs des peuples sont là pour vous aider à comprendre les principales lignes comportementales des onze peuples en question. Les onze cultures sont plus ou moins différentes et les habitants de l’Enclave ne réagiront pas de la même façon à des situations similaires, principalement à cause de ces valeurs. Ainsi, un Mori confronté à une attaque surprise n’aura pas le même comportement qu’un Meikô ou un Jiatù.

Les tendances sociales

Les tendances sociales permettent de présenter en un graphique l’importance donnée par un peuple à différentes axes : diplomatie, spiritualité, combat, érudition, artisanat… Il ne s’agit aucunement d’une proportion en nombre de personnes au sein du peuple, mais plutôt de ce qui est plus ou moins important pour chaque personne de ce peuple. Ici, par exemple, on peut voir que les Lièvres considèrent que l’Artisanat est bien plus primordial que la Diplomatie ou le Combat.